Fidelity Investments a adressé une demande formelle à la task force crypto de la SEC, appelant le régulateur américain à assouplir ses règles concernant les activités cryptographiques des courtiers traditionnels. Le gestionnaire d’actifs, qui gère plus de 4 700 milliards de dollars, souhaite notamment obtenir l’autorisation de négocier des titres tokenisés sur des systèmes de trading alternatifs (ATS).
Une proposition d’intégration blockchain-finance traditionnelle
Dans sa communication à la SEC, Fidelity défend l’intégration de la finance traditionnelle sur blockchain. L’entreprise soutient que les courtiers-négociants devraient pouvoir opérer sur des infrastructures décentralisées tout en respectant le cadre réglementaire existant. Cette position marque une évolution significative dans le dialogue entre acteurs institutionnels et régulateurs américains.
La demande de Fidelity intervient alors que la tokenisation d’actifs traditionnels gagne en crédibilité auprès des institutions financières. Des établissements comme BlackRock et Franklin Templeton ont déjà lancé des fonds tokenisés, démontrant l’appétit croissant du secteur pour cette technologie.
Un timing stratégique dans un contexte réglementaire en mutation
Cette initiative de Fidelity survient dans un contexte où la SEC révise son approche des cryptomonnaies sous la nouvelle administration. Le gestionnaire d’actifs, qui propose déjà des services crypto à ses clients institutionnels via Fidelity Digital Assets depuis 2018, cherche visiblement à élargir son périmètre d’intervention légal.
Impact marché : rapprochement TradFi-crypto
Cette demande pourrait accélérer la convergence entre finance traditionnelle et crypto si la SEC y répond favorablement. Pour les investisseurs, cela signifierait un accès facilité aux actifs tokenisés via leurs courtiers habituels. Le marché de la tokenisation, évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars, pourrait connaître une expansion significative. Les acteurs crypto natifs observent attentivement cette démarche qui pourrait légitimer davantage l’infrastructure blockchain auprès des institutions traditionnelles.
L’issue de cette demande pourrait définir les contours de l’intégration crypto dans le système financier américain pour les années à venir.



