DEFI

Standard Chartered prévoit 4 000 milliards de dollars d’actifs tokenisés d’ici 2028

blockfinance · 19 mai 2026 · ⏱ 2 min · 💬 0 commentaires

Standard Chartered vient de publier des projections audacieuses concernant l’avenir de la tokenisation d’actifs. Selon la banque britannique, le marché pourrait franchir le cap des 4 000 milliards de dollars d’ici 2028, porté principalement par le développement de l’écosystème DeFi et ses capacités de composabilité.

La composabilité DeFi comme catalyseur

Le rapport de Standard Chartered met l’accent sur la composabilité des protocoles DeFi, cette capacité unique des applications décentralisées à s’interconnecter et à créer de nouveaux cas d’usage. Cette interopérabilité permettrait d’augmenter significativement le débit des protocoles, rendant la tokenisation d’actifs traditionnels plus attractive pour les institutions financières. La banque considère que cette infrastructure technique mature suffisamment pour supporter des volumes massifs de transactions.

Un pont entre finance traditionnelle et décentralisée

La tokenisation d’actifs représente l’un des points de convergence majeurs entre la finance traditionnelle et l’écosystème crypto. Les actifs concernés incluent l’immobilier, les obligations d’entreprises, les matières premières et les titres financiers. En les transformant en tokens sur blockchain, ces actifs gagnent en liquidité, divisibilité et accessibilité, tout en réduisant les coûts de transaction et les délais de règlement-livraison.

Impact sur les marchés crypto et traditionnels

Cette prévision de 4 000 milliards de dollars aurait des répercussions considérables sur l’ensemble du secteur financier. Pour la DeFi, cela représenterait un afflux massif de capitaux institutionnels et une légitimation accrue. Du côté de la finance traditionnelle, les établissements bancaires devraient accélérer leurs investissements dans les infrastructures blockchain pour ne pas perdre de parts de marché. Les investisseurs pourraient bénéficier d’une plus grande diversification et d’un accès facilité à des classes d’actifs jusqu’ici réservées aux institutionnels.

Si cette trajectoire se confirme, la tokenisation pourrait redéfinir fondamentalement les mécanismes de propriété et d’échange d’actifs dans les cinq prochaines années.